Mort d’un pilote à Denholm : un décès accidentel, dit la coroner
Dans son rapport d’investigation transmis à Radio-Canada le 26 février, la coroner, la Dre Marie Pinault, conclut que le décès de Vincent Charron, il y a un an, un pilote expérimenté mort dans l'écrasement de son avion, est accidentel. L’homme de 57 ans est mort à la suite de l’écrasement de son aéronef Cessna dans un terrain boisé de Denholm, à environ 50 km au nord de Gatineau, en Outaouais, le 1er février 2024, peu après 1 h. Son accident avait provoqué une vague de réactions dans la communauté de l’aviation. Pilote expérimenté, Vincent Charron était très impliqué dans son milieu. Le soir de l’accident, il avait quitté l’aéroport de Rockcliffe, à Ottawa, pour se rendre à l’aéroport de Messines. Il avait ensuite informé une proche qu’il souhaitait regagner son chalet en volant jusqu’à Maniwaki. C’est lors de ce vol que l’accident est survenu. L’accident avait entraîné une enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) et une autre du Bureau du coroner. La Dre Marie Pinault a finalement remis les conclusions de son enquête. La coroner indique que Des analyses toxicologiques pratiquées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal ont révélé que l’alcoolémie de M. Charron était de 334 mg/100 ml. Rappelons que la limite légale pour la conduite au volant est de 80 mg/100 ml. Transports Canada indique qu' Aucune autre substance n’a été détectée, précise-t-on dans le rapport de la Dre Pinault. Dans son enquête, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a révélé, de son côté, que le parcours de l’avion a été Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada, les deux thèses de cause de l’accident sont que M. Charron n’a pas vu la montagne étant donné la nuit et le plafond bas dans un secteur montagneux ou qu’il s’est assoupi en vol. Le Bureau du coroner est un organisme gouvernemental indépendant sous l’autorité du ministre de la Sécurité publique. Sa mission, définie par la Loi sur les coroners, consiste à rechercher, de façon indépendante et impartiale, les causes probables et les circonstances des décès obscurs, violents ou survenus par suite de négligence.Vincent Charron est décédé d’un traumatisme contondant dans un écrasement d’avion privé
et qu’il s’agit d’un décès accidentel
.Deux thèses, selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada
il incombe aux pilotes de veiller à la sécurité de leurs vols et de se conformer aux lois et règlements en vigueur
et rappelle avoir instauré un protocole médical rigoureux
pour lutter contre l’abus de drogues et d’alcool dans le secteur de l’aviation civile. En vertu des règles générales d’utilisation et de vol des aéronefs (article 602.03 du Règlement de l'aviation canadien, RAC), il est strictement interdit à toute personne d’agir en tant que membre d’équipage d’un aéronef si elle a ingéré une boisson alcoolisée dans les 12 heures précédentes, si elle est sous l’effet de l’alcool ou si elle a fait usage d’une drogue qui affaiblit ses facultés au point où la sécurité de l’aéronef ou celle des personnes à son bord est compromise de quelque façon.erratique et non rectiligne
, rappelle la coroner, et que l’altitude de son avion était correcte jusqu’au secteur du Mont Ste-Marie et que l’avion a presque frappé le sol (la montagne) entre le lac du plomb et le lac Usher.Le fait qu’il ait été dans un état d’ébriété avancé a sûrement contribué à l’écrasement en diminuant ses facultés d’attention, de concentration et de prise de décision
, rappelle-t-on.L’objectif principal est de protéger la vie humaine, d'améliorer la compréhension des phénomènes de mortalité et de promouvoir la reconnaissance et l'exercice des droits individuels
, peut-on lire sur le site du Bureau du coroner du Québec.
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